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Commentaire de l'actualité (gaie ou non!) sur terre, au ciel, à gauche, à droite, de Genève, de Londres ou d'ailleurs
News and views (gay or not!) on earth, in heaven, left or right, from Geneva, London or elsewhere

L’enfer du centre est pavé de lucidité

Le centre est-il une chimère? Dans le livre du Dévoilement[1], Dieu vomit les tièdes de sa bouche, tandis que le Jésus matthéen ordonne “que votre oui soit oui et votre non soit non”. Le centre devrait-il donc être anathème pour les chrétiens, au même titre que le parjure? Idéologiquement, donc tel qu’il se perçoit , le centre est la résultante des forces qui concourent au progrès de la société, à  la prise en compte des plus faibles tout en étant intransigeant sur les libertés. Ce sont des fondements positifs.

Mais, et c’est là  que le chrétien est concerné, on peut approcher la chose par la négative. Etant donné l’imperfection, les limites constitutives à  l’humain (qu’on apellait péché universel), chaque approche politique, comporte des points aveugles, et ne peut donc être embrassée, épousée sans restriction. Telle serait la lucidité centriste. Au niveau chrétien, cela correspond à  l’option selon laquelle il ne faut pas se mêler des choses de ce monde (car “mon royaume n’est pas de ce monde” ou “vous n’êtes pas du monde”); d’autres, tout aussi chrétiens, s’engagent courageusement dans le monde, pour le transformer (vision progressiste) ou le gérer (vision conservatrice) en pleine conscience des imperfections et des limites humaines des structures (partis) dans lesquels ils et elles se mouillent.

A partir du moment où, constamment, on garde tout cela à  l’esprit, et que l’orientation conversationnelle est aussi parfois celle de l’avocat du diable (mais pas tous les diables), la chimère centriste devient utopie: repère ou idéal (qui oriente mais qu’on n’atteint pas). Après ces belles et nobles considérations, les avocats du diable ont fort à  faire quand il s’agit d’articuler la défense des idéaux philosophiques et les intérêts des classes censées les soutenir.

Notes

[1] L’Apocalypse