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Cuba: un révolutionnaire exemplaire

Dans les extraordinaires richesses du Financial Times du samedi dont je parle parfois ici, il y a aussi des petites pépites dissimulées. Ainsi une brève nécrologie d’un opposant cubain mort à  Miami à  l’âge de 80 ans, Mario Chanes de Armas, qui renvoie à  une version plus complète, plus combative aussi, sur le site:

Chanes spent longer in jail than Nelson Mandela. Unlike Mandela, however, the stories of Chanes and his fellow Cuban political prisoners received little publicity outside the Cuban exile community in Miami. Although he had fought alongside Mr Castro at every stage of the revolution, Chanes’s name, and image, were personally stricken from Cuba’s history books by Mr Castro himself.

Entré dans la clandestinité pour combattre le coup d’Etat militaire de Battista en 1952, il participe avec Castro à  l’attaque ratée de la caserne de Santiago qui valut aux deux hommes d’être arrêtés — puis rapidement amnistiés. En 1956, avec Castro et Guevara, il est de l’épopée du Granma qui débarque à  Cuba les révolutionnaires. A nouveau arrêté, il est libéré par des partisans à  temps pour accueillir Castro victorieux à  La Havane en 1959.

Mais deux ans plus tard il critique le cours communiste du régime, et se trouve sommairement jugé et condamné à  30 ans de prison; il en passera 6 à  l’isolement et se verra refuser l’autorisation d’assister aux funérailles de son fils, âgé de 22 ans et né après son emprisonnement. Libéré en 1991, ce n’est qu’en 1993 qu’il est autorisé à  quitter Cuba. Un mois plus tard, il est reçu à  la Maison Blanche par un Bill Clinton qui sait reconnaître un héros de dimension historique:

a living testimony to the unbending will to strive for liberty and dignity.

Un commentaire

  1. 5 mars 2007

    Merci pour ce lien.

    Je me permets de copier-coller encore cette citation, extraordinaire…

    “After my release, during my two years in Cuba, I realized that no-one on the island was free anyway. I don’t have feelings of hatred or vengeance. Vengeance is for cowards.”

    Graham Greene n’aurait pas écrit mieux.

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