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Mon beau marronnier (du futur), roi des forêts (de minarets)

Encore quelques années et le sapin de Noël (sa contestation) sera devenu un marronnier. Une espèce qui a commencé par fleurir aux USA, à  côté du châtaignier, qui, plus sympathique, fournit les marrons de la dinde. Mais voilà  que, comme l’horreur d’une profonde nuit de Halloween, le phénomène s’exporte avec succès dans un monde par ailleurs si anti-américain. Jusqu’à  la Suisse. Ici, le sapin n’est pas forcément en cause. Il n’est même pas la pointe d’un iceberg brûlant. Ce sont les chants de circonstance qui restent en travers de certaines gorges, même voilées. Heureusement, cette patate chaude n’effraie pas trop les autorités scolaires qui réagissent avec bon sens sans brader les valeurs laïques. Touteois, celles et ceux qui ont à  coeur de transmettre la culture voire la foi chétienne devront être reconnaissants envers les protestataires musulman-e-s. Grâce à  la démarche de ces derniers, on redécouvre que les chants vociférés en toute inconscience contiennent des paroles dont ce n’est pas leur mièvrerie qui dérange.

A noter (à  rappeler plutôt) que sous nos latitudes, le sapin est régulièrement contesté à  l’intérieur des communautés chrétiennes (selon un clivage qui ne recoupe pas les positions (fondamentaliste/orthodoxe/consevateur/libéral) pour être un symbole païen.

Inspiré par cet article du Temps. Dans un article d’opinion de la même édition, qui n’a rien à  voir avec le premier, un parallèle est établi entre Marx et Ramadan (Tariq) du point de vue de leur réception, de l’incompréhension à  leur encontre. M’interpelle parce que c’est une approche qui a été la mienne à  un moment. Le fait que Ramadan n’est pas que celui que l’auteure croit ne fait pas de ses contradicteurs et de ses opposant des gens éclairés et sereins.

Un commentaire

  1. 10 décembre 2006

    Je suis assez perplexe, cher blogophile émérite helvétique.

    Je me rappelle de mon enfance (années 1970) dans une école de la campagne genevoise, où, à  l’époque de “l’Adventus”, la laïcité était mise au placard. Et c’était tant mieux: je garde le souvenir lumineux de petites réunions de bambins autour de mandarines dans lesquelles on plantait une bougie. Chaque jour, nous nous réunissions autour d’un avatar de sapin pour recevoir un cadeau. J’ai effectivement aussi le vague souvenir d’une famille juive qui prenait ses distances avec ces célébrations, quoique discrètement.

    Mais le fait est que Noël, ça se préparait activement en classe, et qu’en l’absence de cours de religion, c’était l’unique occasion d’avoir quelques informations sur la naissance du Christ. Certes, Genève étant l’un des rares (?) cantons suisses à  avoir séparé l’à‰glise et l’Etat de façon aussi stricte, cherchez l’erreur.

    Sur le même registre, il serait un jour intéressant de voir dans quel pays l’Avent est célébré comme il l’est en Suisse. Ma compagne, fraîchement arrivée en Suisse, a découvert le “calendrier de l’Avent” qu’elle ne connaissait pas du tout en Belgique! Bon, il est vrai que dans le plat pays, on ne badine pas avec la laïcité!

    Enfin, j’avoue une certaine incompréhension par rapport au rejet de cette période par des familles musulmanes, le Christ étant reconnu par cette religion. Je comprends davantage la prise de distance juive, ou celle des témoins de Jéhovah, qui rejettent toutes ces cérémonies des églises chrétiennes officielles.

    Amitiés,

    Stéphane

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