Un Swissroll RSS

Webmix

Commentaire de l'actualité (gaie ou non!) sur terre, au ciel, à gauche, à droite, de Genève, de Londres ou d'ailleurs
News and views (gay or not!) on earth, in heaven, left or right, from Geneva, London or elsewhere

CPE, dernière

Ces “patrons” sont des ouvriers qui ont monté une entreprise. Ils travaillent comme leurs salariés, pelle, marteau ou tournevis à  la main, qu’il vente ou qu’il pleuve, la différence étant qu’en outre ils exercent une fonction d’organisation et qu’ils sont en première ligne dans la relation avec le client. Ils appartiennent au même milieu social que leurs salariés, qui se mettront un jour eux aussi “à  leur compte” s’ils se sentent capables de supporter les soucis que cela comporte.

Ces soucis viennent pour l’essentiel des difficultés rencontrées avec les débutants. Certes ceux-ci sont, dans leur majorité, assimilables. Mais certains procurent au chef d’entreprise des ennuis qu’il est impossible d’imaginer de loin.

Parmi ceux que le système éducatif (famille, médias, école), notoirement dégradé, envoie aux entreprises se trouvent en effet des personnes qui ne savent ni lire, ni écrire, ni compter, ni parler, ni écouter, ni se laver, ni respecter un horaire, ni admettre qu’on leur donne un conseil – ou qui, sans présenter toutes ces lacunes, en conjuguent plusieurs, fort gênantes. Quand vous êtes patron et que vous tombez sur un de ces cas-là , c’est dur! Mais il sera soutenu par sa famille, ce qui compte dans nos petites agglomérations. Le syndicaliste de la ville la plus proche viendra le défendre pour mener la lutte des classes dans l’arrière-pays, et fera tout pour vous envoyer devant les prud’hommes. Les indemnités réclamées sont de nature à  couler votre entreprise et vous-même. Vous vous tirez de l’épreuve, au mieux, avec plusieurs jours et nuits d’angoisse.

Un tardif mais utile contrepoint au discours intello sur l’exploitation et la précarité “Ils ont raison de se révolter” et au refus hédonisto-nihiliste de la société moderne. Il y a aussi cette page dans Le Monde d’aujourd’hui.

Sur ce je vous laisse avec Guillaume Barry et les autres marmitons, nous partons en vacances une semaine…

4 commentaires

  1. Alluc
    15 avril 2006

    L’argument ne me paraît pas convaincant car le CDI comporte une période d’essai de 3 mois pouvant être renouvelée une fois, c’est à  dire que cela laisse 6 mois pour juger la capacité d’un nouvel embauché. La crainte de voir son carnet de commandes baisser sans pouvoir ajuster ses coûts joue, à  mon avis, un rôle plus important. D’autre part l’ouvrier s’étant mis à  son compte pour devenir artisan est souvent mal préparé à  gérer une entreprise prenant de l’importance. Il a le plus souvent l’attitude de conserver simplement une activité suffisante permettant de vivre correctement plutôt qu’une volonté de croissance de l’entreprise.

  2. 15 avril 2006

    Ce texte est aussi caricatural que le discours sur les pauvres ouvriers et les salauds de patron.
    Ceci est valable pour un certain nombre de patrons de PME (et même pas tous).
    Et le discours sur la faillite de l’école et les jeunes tellement convenu. C’est du contre politiquement correct.
    Fondamentalement, le mouvement anti-CPE est révélateur d’une crise sociale et politique extrêmement profonde. Et dangereuse.

    
    
  3. Lyonelk: Tu n’as pas lu seulement l’extrait que je donne? Il dit aussi:

    La proportion des pervers est la même parmi les salariés que parmi les patrons, ni plus ni moins.

  4. 16 avril 2006

    à  la rigueur cela peut justifier le CNE mais pas le CPE qui est destiné à  toutes les entreprises

Les commentaires sont fermés