Un Swissroll RSS

Webmix

Commentaire de l'actualité (gaie ou non!) sur terre, au ciel, à gauche, à droite, de Genève, de Londres ou d'ailleurs
News and views (gay or not!) on earth, in heaven, left or right, from Geneva, London or elsewhere

CPE: Confusion Présidentielle Evidente?

Chirac a l’art de s’appuyer sur de mauvais génies (Pierre Juillet et Marie-France Garaud lorsqu’il était premier ministre de Giscard, Dominique de Villepin depuis qu’il est président) et Villepin celui de le tourner en bourrique…

Le 31 mars le couple infernal annonce la promulgation-suspension-modification (sur deux points précis: la durée de la période d’essai et la notification du motif de licenciement) du contrat première embauche qui constitue l’article 8 de la loi sur l’égalité des chances. Et le 10 avril il met dans la bouche du président, “sur proposition du premier ministre”, une démarche complètement différente (imaginée par une task force composée de parlementaires, des ministres compétents et du chef du parti majoritaire) que le même Villepin a refusée vendredi 7 avril! Imagine-t-on de Gaulle ou Mitterrand se prêter à  pareil abaissement, contraint d’arbitrer entre des factions et prétendre avoir “décidé de remplacer” un simple article de loi (ce qui reste de la compétence du Parlement, en réalité)?

On avait déjà  l’abdication du président comme garant des institutions, l’abdication du gouvernement comme moteur de la législation, mais on n’a surtout pas l’abdication du premier ministre qui aurait au moins permis de tirer un trait sur cette pitoyable farce. Comment imaginer qu’ils tiendront encore un an?

Liens complétés à  18h. Et chapeau à  Alain Lambert pous sa réponse au commentateur qui lui demande ce que ça fait d’avaler son chapeau!

12 commentaires

  1. 10 avril 2006

    capitulation en rase campagne

    Le fait du prince vient de tomber. Le CPE est mort-né. En vertu de l’article 20 de la consitution de 1958, qui dispose que “le gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation” et de l’article 34 qui dispose que “la loi est votée par le…

  2. 10 avril 2006

    Qu’attendre à  présent, autre qu’une dissolution ? Schroeder a eu le courage récemment.

  3. @Jules (de Londres en face): dans le système français, c’est vraiment la démission du président qui s’imposerait (suivie probablement d’une dissolution de l’Assemblée nationale par le/la nouveau-elle président-e), mais évidemment on ne voit pas pourquoi Chirac s’y résoudrait soudain; la déclaration d’incapacité peut-être?

  4. Après tout, le Président peut fort bien “remplacer” une loi, aux termes de l’article 16. Evidemment, l’application de ce texte est lié à  certaines circonstances exceptionnelles, et le respect de quelques formes. A défaut, il ne s’agit, ni plus ni moins que d’un coup d’état.

    Aussi bien, me demandé-je, ne faut-il pas commencer de songer à  la mise en oeuvre de l’article 68 ?

  5. 10 avril 2006

    Pour se redonner de la légitimité le président dispose de deux jokers: la dissolution et le referendum. Pas de bol pour Chirac, il a déjà  grillé les deux! Il ne lui reste plus que la démission, car franchement je ne vois pas comment on pourrait encore tenir un an avec cette bande de clown.

  6. 10 avril 2006

    En disant dissolution je pensais demission. Mais qu’attend-il ? Pourquoi les medias ne le harcelent pas la-dessus ?

    J’ai l’impression que cette idee de demission et de dissolution n’est pas tres populaire ni partagee en France. Je me trompe ?

  7. @Jules de What’s Next: Le problème c’est que, contrairement à  Schröder, une démission de Chirac ne serait pas un coup de poker pour tenter de se succéder à  lui-même (ni même placer un favori!), mais un simple aveu d’échec — avec de surcroît des juges d’instruction qui l’attendent à  la sortie. Christian Blanc avait véritablement mis dans le mille avec son appel du 14 janvier 2006 dans Le Monde: “Partez, M. le Président!”.

    Sarkozy est certainement prêt à  démarrer au quart de tour, mais c’est vrai que le PS n’a probablement pas envie d’être bousculé non plus…

  8. Jules
    10 avril 2006

    “un simple aveu d’échec” – Voila un geste qui grandirait Chirac si affaibli aujourd’hui… Mais l’humilite n’est certainement pas une caracteristique dont il puisse se prevaloir.

  9. 10 avril 2006

    Et avouer 11 ans d’échec(s) demande une sacrée dose d’humilité tout de même. Enfin, l’ambulance étant bien criblée maintenant, peu-être le temps est-il venu de relativiser le fiasco chiraquien (http://hugues.blogs.com/commvat/2006/04/chirac_peut_enc.html) ? Hugues : précurseur ?

  10. Ornais
    10 avril 2006

    Sindelaar a bien raison … Chirac peu meme demissionner pour raison medicale . parce qu’avec ce joyeux luron on a pu voir les institutions detournées sur le modele sovietique de la grande epoque .. du delire .. digne d’un delirium pas mince .. l’ AVC de chirac est il vraiment sans consequence ?

    il est temps de voir partir ce pretendu president elu avnat que la rue n’obtienne sa tete , a la Louis XVI ..

    J’attends toujours un vrai homme d’etat .. je ne crois pas non plus en Sarkozy , qui ne fait rien pour aranger les choses ..

  11. CPE : La péripétie législative continue

    Vous pourrez retrouver sur le merveilleux blog de Me Eolas, tout nouveau leader d'opinion, le texte de la proposition de loi présentée par le groupe UMP pour substituer, abroger, faire des galipettes avec, remplacer le CPE. Le Pr&eacu…

  12. 11 avril 2006

    Le Président de la Républlique s’est battu toute sa vie pour être là  où il est. Il est pas prêt de quitter son palais avant l’heure. Il goûtera jusqu’au bout au vertige du pouvoir, fusse au prix d’une cote de popularité dérisoire. Il y aurait bien l’idée d’une dissolution…

Les commentaires sont fermés