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Commentaire de l'actualité (gaie ou non!) sur terre, au ciel, à gauche, à droite, de Genève, de Londres ou d'ailleurs
News and views (gay or not!) on earth, in heaven, left or right, from Geneva, London or elsewhere

Présidentielle: deux tours et demi?

Je lis avec un peu de retard (mais les autres communards n’ont pas l’air d’en avoir déjà  parlé) une tribune de Guy Carcassonne et Olivier Duhamel dans Le Monde d’hier: pour “éviter un nouveau 21 avril” en 2007, ils proposent de réviser l’article 7 de la Constitution française.

Il s’agit pour eux de parer au

risque d’un second tour non désiré, c’est-à -dire un second tour où figure un candidat qui a déjà  fait le plein de ses voix, tandis qu’en est éliminé un autre qui reste susceptible de réunir beaucoup plus de suffrages.

Leur solution: prévoir un tour intermédiaire entre le premier tour (l’inévitable pléthore où tout le monde doit s’afficher) et le dernier (les deux finalistes), réunissant les quatre candidats arrivés en tête

si moins de deux candidats ont réuni chacun 20% des suffrages exprimés au premier tour.

Si je ne crois pas que les procédures peuvent tout résoudre, je ne partage pas non plus le mépris de certains pour les solutions “techniques” à  des problèmes réels, qui demandent à  être résolus. Celle-ci en est manifestement une qui est intéressante. Ma seule réserve porte sur son caractère si déterminé: 20%, ça sonne plus rond que 19 ou 21, mais quelle garantie que cela répondra à  la formulation générale et abstraite du problème? Serait-il vraiment inacceptable de placer plutôt l’organisation de l’élection sous la responsabilité d’une autorité indépendante (Conseil constitutionnel, ou une autre à  créer si cela entre en conflit avec la compétence juridictionnelle du Conseil) qui pourrait disposer d’une marge d’appréciation? Trop pragmatique, pas assez cartésien peut-être…

Une autre solution serait d’adapter au premier tour le système anglo-saxon de la majoritaire avec deuxième voix facultative permettant l’expression d’une “seconde préférence” (appliqué notamment pour l’élection du maire de Londres). Il sert en principe à  éviter un second tour, et pourrait ici servir à  désigner les deux finalistes parmi les quatre candidats arrivés en tête. Mais cela paraît plus difficile à  acclimater et bouleverserait davantage les habitudes qu’un tour intermédiaire qui, lui, est en revanche plus lourd à  mettre en place.

3 commentaires

  1. 9 mars 2006

    Trois petits tours…

    Si j’en parle c’est que ça rejoint des petits calculs que j’avais fait dans un coin de tableur au lendemain du 21 avril 2002, sur une idée légèrement différente. Deux-trois mots d’abord sur la motivation d’une telle réforme. Carcassone et…

  2. 10 mars 2006

    Jacques Robert a écrit un article sur le même sujet dans la revue RDP, à  propos duquel j’ai moi même fait un petit billet. Si vous le permettez, je mets donc en lien ce billet, ici

  3. Mais comment donc, les commentaires sont là  pour ça! Merci!

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