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Commentaire de l'actualité (gaie ou non!) sur terre, au ciel, à gauche, à droite, de Genève, de Londres ou d'ailleurs
News and views (gay or not!) on earth, in heaven, left or right, from Geneva, London or elsewhere

Oui, une autre gauche est possible

Pour poursuivre sur le billet précédent, deux trouvailles chez Harry’s Place:

La première est une une chrono-typologie de la gauche européenne et de la gauche américaine après la deuxième guerre mondiale publiée dans la revue Dissent par Andrei Markovits, un politologue européen, “the Karl W. Deutsch Collegiate Professor of Comparative Politics and German Studies at the University of Michigan in Ann Arbor”, qui distingue quatre périodes:

  • La période orthodoxe: 1945 – 1968, dans laquelle en particulier les lignes de forces séparant communistes et sociaux-démocrates depuis les années 20 étaient toujours valables.
  • La période hétérodoxe: 1968 – 1979, avec l’émergence d’une “nouvelle gauche”, bien que toujours ancrée dans les références traditionnelles. Cette période se caractérise aussi par de profondes modifications des rapports avec les syndicats, en particulier, et le détachement des appareils. Et Markovits distingue alors quatre sous-groupes dans cette nouvelle gauche: 1) Les “Occidentaux”, dont l’archétype est Joschka Fischer, qui mettent l’accent sur les droits de l’homme et l’universalisme; 2) Les tiers-mondistes, que l’on retrouve largement chez les “Fundis”; 3) Les marxistes orthodoxes, y compris au sein du SPD; 4) Les néo-nationalistes, où l’on trouvera des dérives vers l’extrême-droite.
  • Le changement de paradigme: 1980 – 1989, avec l’apparition des Verts et l’émergence de nouveaux enjeux, et l’incapacité du mouvement syndical à  agir sur le plan international.
  • Le temps de la fragmentation et de la polarisation: de 1989 / 1990 à  nos jours, avec la chute du communisme, la globalisation et l’expansion de l’antiaméricanisme.

J’ai résumé sommairement, si cela vous intéresse référez-vous au texte complet, qui analyse par exemple de manière révélatrice le positionnement de ces différents courants par rapport à  la “question juive”, du sionisme à  l’antisionisme et jusqu’à  l’antisémitisme…

La seconde trouvaille est une analyse de Alan Johnson, sur le site britannique Labour Friends of Iraq, tentant de définir le point de rupture entre la gauche internationaliste et antitotalitaire et cette “gauche” défaitiste qui méprise la démocratie (il vaut la peine de souligner qu’Alan Johnson était lui-même opposé à  l’intervention).