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Churchill et la torture

Un article du Times retrace à  son avantage l’origine d’une déclaration d’Obama invoquant Churchill à  l’appui de sa position relative aux moyens utilisés par la CIA dans les interrogatoires (« torture »). Plus précisément il s’agit des méthodes mises en oeuvre dans un centre d’interrogatoire secret de la deuxième guerre mondiale dirigé par le colonel Robin Stephens. Quelque 500 espions de 44 pays démasqués grâce au décryptage des messages codés allemands y ont passé. La torture (la violence physique) était prohibée. Mais tous les autres moyens, allant jusqu’au simulacre d’exécution, étaient systématiquement appliqués pour « faire parler » et « retourner » les détenus… (et les récalcitrants étaient bel et bien pendus sans autre forme de procès): c’était bien sûr avant les Conventions de Genève de 1948 et la Convention européenne des droits de l’homme.

Il est significatif que le journaliste du Times donne comme exemple de cette torture prohibée l’arrachage des ongles, une technique qui ne figure pas que je sache dans le fameux manuel de la CIA actualisant aux yeux des juristes de la couronne américains jusqu’où ne pas aller trop loin. Bush, dont on connaît l’admiration pour Churchill, aurait aussi bien pu soutenir n’avoir rien voulu faire d’autre que du Stephens (et il est absurde de faire une violette humaniste de Churchill, pour qui le châtiment corporel était naturel et qui ne cachait pas son sentiment qu’il aurait fallu exécuter sommairement les officiers des camps d’extermination nazis). La question est toujours celle de l’emplacement du curseur: trop loin avec le supplice de la baignoire, mais dans l’autre sens ce sont les fondamentalistes du droit de l’hommisme qui sont dans le déni de réalité en prônant la judiciarisation de la guerre et des services secrets.

Comme la Bible, on peut tout faire dire à  Churchill, l’important est de l’avoir avec soi! Ce qui me frappe aussi c’est le parallèle entre la baraka d’Obama ou, en son temps, de Blair (la clarté, l’intelligence, la force de conviction) et la scoumoune de Bush et de Brown (les maladresses, la rigidité, l’inaptitude à  s’exprimer). Mais c’est une autre histoire…

Un commentaire

  1. 3 mai 2009

    ah ah ah…. la « baraka d’Obama », il fallait le faire ! A bien Blair ! ;-)

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