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Commentaire de l'actualité (gaie ou non!) sur terre, au ciel, à gauche, à droite, de Genève, de Londres ou d'ailleurs
News and views (gay or not!) on earth, in heaven, left or right, from Geneva, London or elsewhere

Avant France – Suisse…

tract 2x Non le 24 septembreAllions-nous nous proclamer, comme d’autres, « blog sans foot »? Mais rien de ce qui est humain ne saurait nous être étranger[1] (et l’ambiance dans laquelle je baigne à  Londres, toutes croix de Saint Georges au vent, est certainement plus intense encore qu’en France ou surtout en Suisse). D’un autre côté il convient évidemment de le faire dans l’esprit de la maison, et pas seulement pour augmenter le nombre de visiteurs égarés ici pas Google… J’en était là  de mes réflexions quand le PS genevois a eu la bonne idée de me communiquer par mail un tract à  diffuser[2]: pour une fois, je m’exécute derechef (fichier PDF, 158Ko).

Car si la France a des lois Sarkozy contre les étrangers qui suscitent des manifestations protestataires, la Suisse a des lois Blocher contre les étrangers et autres requérants d’asile. Qui suscitent aussi des manifestations (il y en a une samedi prochain), mais dans le but de mobiliser en vue de la votation populaire du 24 septembre. En effet, le nombre de signatures requises pour suspendre l’entrée en vigueur de ces lois et les soumettre à  référendum ont été déposées, les habitués de la vulgarisation de la démocratie directe sur ce blog commencent à  connaître la chanson.

Et des militants ont eu l’à -propos de concevoir le tract dont j’extrais le détail ci-contre…

COMPLEMENT D’ALEX DEPRAZ LE 13.06 à  13h44: N’importe quel conseiller en communication y aurait pensé. Après la France « black, blanc, beur », maladroitement mais justement moquée par Finkielkraut, voici la « Nati » (surnom de l’équipe nationale de football) « multiculturelle », celle des « Secondos », qui représente cette Suisse de l’intégration si chère à  nos coeurs.

J’ai du mal avec les conseillers en communication. Bien sûr, l’affirmation est fondée sur une réalité: nombre de joueurs de l’équipe nationale sont issus de l’immigration (de deuxième génération voire même de première pour Behrami). Mais, je doute que cet aspect revête une quelconque importance pour le public visé, soit les supporters de la Nati. L’équation « vous soutenez l’équipe de foot suisse si multiculturelle donc vous ne pouvez pas être pour une politique restrictive d’immigration » ne fonctionne pas. Le supporter s’identifie plus à  un maillot qu’aux joueurs qui le portent. Peu importe qui marque un but décisif, il sera considéré comme un dieu vivant. Peu importe qui fait une erreur éliminatoire, il deviendra un paria. Seule la réalité des 90 minutes (ou des 120 en cas de prolongation) compte. Le reste est absent, suspendu, oublié pendant que l’on tape dans un ballon. C’est à  la fois ce qui fait la beauté et la trivialité du football. La réalité du terrain de football n’est pas la réalité politique. La France « black, blanc, beur » n’a pas empêché en 2001 l’arrêt du match France-Algérie à  Paris après les sifflets de la Marseillaise, ni, plus grave, le 21 avril 2002.

Notes

[1] Je recommande au contraire de suivre la chose chez Samantdi (ou chez Laurent complément du 13.06 à  14h15).

[2] J’avoue honnêtement avoir pensé qu’il s’agirait de la lutte contre la prostitution dans le cadre du Mondial, mais non…

3 commentaires

  1. samantdi
    12 juin 2006

    François, il est temps que je vous déclare ma flamme : je vous aime ! Vivement demain ;-)

    pssssttt : quel dommage que certaines équipes n’aient pas été sélectionnées : Monaco contre le Vatican, par exemple, avec les derniers développements de l’actualité, on aurait eu de quoi faire de ces billets !

  2. @Samantdi: heu, comment je fais le smiley qui baisse les yeux en rougissant d’embarras et de ravissement?

  3. 13 juin 2006

    Le Franc Suisse, c’est vieillot

    Alors que beaucoup se passionnent pour l’équipe de France, moi je trouve dommage de ne s’intéresser qu’à  notre pays sous prétexte que c’est celui qu’on connaît le mieux. Ceci dit, chacun fait comme il veut. Le seul que j’aime vraiment bien,…

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