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Gros mots: après libéral, démocrate?

Curieuse tribune d’un membre du bureau national du PS français, François Delapierre, dans Le Monde de ce matin. Il relève la situation étonnante dans laquelle « un membre du gouvernement sur cinq avait au début de l’année sa carte du PS », mais est prêt à  se reconnaître des points de compatibilité avec des politiciens de droite. Et il relie à  cela la difficulté du PS à  trouver sur quel terrain critiquer l’action gouvernementale.

Mais au lieu de se féliciter, par exemple, que dans une société complexe on n’en soit plus forcément à  une situation d’affrontement global, proche de la guerre civile, ou de se demander si ce n’est pas le PS qui a peut-être perdu le contact avec la réalité, il s’en prend à  la dérive « démocrate » qui aurait affecté le parti. La première fois, j’ai pensé à  un mastic: il voulait dire « sociale-démocrate », avec la nuance de mépris que cela peut comporter pour certains. Mais non, l’expression revient une deuxième fois…

10 commentaires

  1. Esurnir
    26 septembre 2007

    Bas apres tout, les apotres du bad godesberg devrait s’en rejouir.

    Si les « sociaux democrate » reste au ps, la gauche authentique, la paleogauche au label AOC va peut etre quiter le PS d’elle meme !

  2. Bah, ne t’inquiète pas. C’est un collaborateur de JL Melenchon. On connaît l’esprit de tolérance et d’ouverture qui règne en ces hauts lieux de la philanthropie socialistes.

  3. Passant
    26 septembre 2007

    Sarkozy est certes un homme d’ouverture : mais son positionnement sur les questions de société est, en gros, celui de l’extrême-droite française. En tant que ministre des précédents gouvernements, Sarkozy est connu pour avoir réalisé 12 des 20 points du programme du Front National français pour 2002. Sous sa mandature, l’extrème-droite française est passée de 19% à  10% de l’électorat, les électeurs d’extrème-droite français trouvant en Sarkozy un homme plus à  même de réaliser les mesures qu’ils souhaitent que leurs traditionnels leaders.

    Or, les membres du PS au sein de son gouvernement sont à  peu près tous nommés sur des postes traitant des affaires de société.

    Reste donc à  savoir si le national-socialisme est un socialisme. « Travailler plus pour gagner plus », « Identité nationale », chasse aux immigrés clandestins, défiscalisation des profits des industriels français, et quelques autres mesures notamment dans le secteur de l’éducation sont très semblables à  celles que mirent en place Franco et Mussolini à  leur arrivée.

  4. john.reed
    26 septembre 2007

    peut-être que le modèle caché des socialistes est Clinton et pas Blair

  5. 26 septembre 2007

    J’ai vu cette tribune ridicule, exprimant en fait que le devoir de la gauche est de s’opposer quoi qu’il arrive et posant que si un consensus survient, il faut immédiatement élaborer une position distincte plus en phase avec le dogme. C’est un vrai texte d’apparatchik.

  6. Zigue
    26 septembre 2007

    5 commentaires, 5 procès d’intention dont deux attaques personnelles.

    La France comme on l’aime, quoi :-)

  7. 26 septembre 2007

    Zigue,

    Et un commentaire des commentaires sans aucun point de vue sur le fond de ce qui est commenté…

  8. john.reed
    26 septembre 2007

    Merci Zigue, vous faites bien grand cas de mon commentaire, qui était vraiment juste ironique, alors un procès d’intention, vous pensez, quelle promotion pour moi, cela supposerai que j’accorde ne serait-ce que le début d’un commencement de réflexion à  ce texte….. Voyez comme j’en suis loin !

  9. 26 septembre 2007

    Je ne suis pas aussi sévère vis à  vis de cet article. Il me semble qu’il met l’accent sur un vrai problème qui est au coeur de la crise de la social-démocratie. En promettant l’alliance de la justice sociale et du marché, la social-démocratie propose de dépasser un clivage central, celui qui se pose entre l’égalité et la justice, et de le remplacer par la gestion. L’idée c’est qu’il existe une solution aux problèmes qui dépasse les dilemmes (comme le dilemme efficacité-justice) et qu’à  condition de mettre au pouvoir les porteurs des compétences et des « bonnes idées » on obtiendra le beurre et l’argent du beurre : que finalement la question politique centrale est de choisir entre les différents candidats ceux qui sont authentiquement compétents. Or à  ce jeu Sarkozy a gagné; pire même, il reprend un thème central de la social-démocratie, le choix des gens « compétents » pour « régler les problèmes ». Sarkozy, d’ailleurs, a repris à  son compte la totalité du programme social-démocrate. Et oui, pour la gauche de gouvernement, c’est un problème; au moment même ou elle songe à  s’assumer social-démocrate, tout le terrain est pris par son adversaire. Elle se retrouve donc à  essayer d’expliquer qu’elle serait plus compétente pour faire la même chose; pas étonnant que les électeurs ne soient guère convaincus. Il n’y a pas de solution simple pour la gauche à  ce problème. Mais la critique de la social-démocratie, même sur des bases peu convaincantes comme dans cet article, peut faire partie de la construction d’une doctrine. Surtout, il faudrait arrêter de croire que parce que la social-démocratie promet l’efficacité économique de la droite et la générosité de la gauche, elle est spontanément parée de toutes les vertus et toute attaque à  son endroit est une insulte à  l’intelligence.

  10. Passant
    26 septembre 2007

    « Sarkozy, d’ailleurs, a repris à  son compte la totalité du programme social-démocrate. »

    Il est bienvenu que vous le fassiez remarquer ! Mais, bien évidemment, s’il est interdit à  gauche de faire la critique de la social-démocratie, effectivement, Sarkozy sera le dirigeant social-démocrate français de ce siècle.

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