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Commentaire de l'actualité (gaie ou non!) sur terre, au ciel, à gauche, à droite, de Genève, de Londres ou d'ailleurs
News and views (gay or not!) on earth, in heaven, left or right, from Geneva, London or elsewhere

Programme du PS français

Cynisme ou pragmatisme, j’avoue ne guère parvenir à  me passionner pour les détails du programme (fichier PDF) en voie d’être adopté par les socialistes français en vue de l’élection présidentielle et des législatives de 2007. Je n’en admire que davantage l’attention sérieuse que lui consacrent Jules (dès le rapport d’étape (fichier PDF)!) ou Koz, et me retrouve comme souvent dans la lecture d’Hugues… Et je m’attends à  avoir davantage de surprises avec celui de l’UMP (y compris des bonnes, puisqu’évidemment je ne saurais être déçu de ce côté-là !).

Je me contente de relever quelques petits signes:

  • Une unanimité, un réformisme d’assez bon aloi, qui devrait tempérer rapidement les élans dépensiers.
  • Quelques déceptions:
  1. la disparition programmée de la CSG à  travers une réforme, forcément confuse tant c’est complexe[1], de l’impôt sur le revenu, alors c’était une vraie mesure de gauche mise en place par Rocard et un bon moyen d’opérer des distinctions de financement judicieuses;
  2. le choix d’une « République parlementaire » plutôt que du système présidentiel (ou même du régime parlementaire traditionnel): sur tout le côté institutionnel j’ai l’impression que la confusion va plutôt s’accroître que se dissiper; la possibilité pour l’Assemblée nationale de renverser le gouvernement existera toujours, comme le droit de dissolution et avec lui le découplage de la présidentielle et des législatives, mais on fait comme si le conflit n’était plus possible (c’est probablement perçu comme positif, alors que c’est aussi se priver d’une certaine souplesse).
  • Le PS n’est pas superstitieux: adoption à  la date et quasiment à  l’heure anniversaire de la déclaration de politique générale du gouvernement du Front populaire en 1936; désignation de la candidate (ou du candidat) à  l’élection présidentielle le 2 décembre, anniversaire du coup d’Etat de Louis-Napoléon Bonaparte[2]

Notes

[1] Sauf à  se décider à  adopter une combinaison forte du type flat tax + allocation universelle, mais les socialistes français n’en prennent vraiment pas le chemin.

[2] Sur lequel Mitterrand est mort sans laisser le livre promis! (Est-ce moi qui ai trop de scrupules ou cette phrase est-elle d’une syntaxe douteuse? Car c’est le livre qui devait être sur le coup d’Etat du 2 décembre, pas Mitterrand…)

6 commentaires

  1. 9 juin 2006

    Camarade Helvète,

    Sache que le document en question est un projet et non un programme. Le second diffère du premier en ce qu’il est supposé être directement applicable par un gouvernement.

    Par ailleurs, tout à  fait d’accord pour mettre en question une fusion IR/CSG. L’IR a pour but de financer le budget de l’Etat, alors que la CSG finance les prestations sociales, qui sont gérés par des organismes spécifiques. Dès lors, je suis inquiet de voir une mainmise de l’Etat sur le financement, au détriment des partenaires sociaux.

    Amitiés (socialistes évidemment)

  2. GroM, tu veux dire qu’il mérite encore moins l’attention, alors? ;-)

  3. 9 juin 2006

    Euh, je ne me permettrais jamais de dire une chose pareille, voyons ! Je note simplement que jamais un candidat à  la présidentielle n’a collé de près au projet socialiste (même Mitterrand en 1981). Je note également que c’est pas parti pour s’améliorer en 2007 (voir les déclarations de Mme Ségolène R., de Poitier). Mais à  part ça, le projet du candidat sera le projet socialiste, bien sûr !

  4. 9 juin 2006

    François, il est dommage que tu n’aies pas la possibilité de regarder France 2 : tu aurais pu entendre Hollande défendre ce programme projet truc. C’était éclairant.

  5. 9 juin 2006

    il le défend tellement qu’il l’impose sans amendement possible. Nostalgie de la pagaille du parti socialiste

  6. 10 juin 2006

    @brigetoun,

    En toute théorie, ta section peut voter des amendements lors du débat préalable au vote. Ils sont présentés à  la convention fédérale de ratification. Si les amendements passent à  nouveau cette étape, ils sont soumis à  la convention nationale de ratification, et là , nirvana, s’ils passent encore, ils sont intégrés au projet.

    Vous avez dit Jacobin ?

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