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Commentaire de l'actualité (gaie ou non!) sur terre, au ciel, à gauche, à droite, de Genève, de Londres ou d'ailleurs
News and views (gay or not!) on earth, in heaven, left or right, from Geneva, London or elsewhere

On est peu de chose

Au moins, en lisant Le Monde de la veille (et même souvent de l’avant-veille, puisqu’il n’y a plus de raison de se presser), on peut parfois prendre des raccourcis si la suite est déjà  connue. Ou alors s’autoriser l’ironie rétrospective, comme pour cet article de Daniel Vernet (mercredi daté jeudi). Il brode sur le thème des événements qui changent de manière imprévisible le cours des choses. Pour lui, c’est l’occasion d’imaginer une situation géopolitique permettant la réalisation du (funeste) fantasme français d’un pôle européen distinct des Etats-Unis. Mais il considérait comme un fait pratiquement acquis « la victoire d’Ariel Sharon aux élections anticipées de mars » en Israël…

Ce qui me rappelle un système de paris, entre un groupe d’amis, sur le décès dans l’année de personnalités (avoué lorsqu’un des participants n’a pu dissimuler un sourire réjoui en entendant l’annonce de la mort du cardinal Murphy O’Connor). A l’époque j’avais quand même trouvé un peu de mauvais goût, mais peut-être est-ce de l’hygiène mentale.

Pour un commentaire analytique plus sérieux, voir ici et surtout ici (brillant!).

5 commentaires

  1. 7 janvier 2006

    Funeste idée en effet que celle de ne pas accepter d’être colonisé.

  2. 7 janvier 2006

    More than words….

    More than words….

  3. 7 janvier 2006

    Je rajoute ce lien (mais il y a aussi celui-ci) pour expliquer pourquoi je trouve funeste l’idée que l’Europe constitue un pôle distinct de l’Amérique du point de vue des relations internationales. Pour moi c’est une attitude puérile qui témoigne d’un manque de confiance en soi des Européens (principalement des Français) parce qu’ils ne savent plus très bien qui ils sont et ce qu’ils veulent; l’Amérique n’y est pour rien, la colonisation non plus.

  4. 7 janvier 2006

    Si je comprends bien votre point de vue, puisque la démocratie est menacée (par le terrorisme notamment), elle doit faire bloc et ne saurait donc comprendre des composantes différentes. Mais le droit des peuples à  disposer d’eux-mêmes, que vous accordez à  juste titre aux peuples qui souffrent sous le joug des dictatures, est aussi valables pour les peuples européens. S’ils décident que la forme d’organisation politique qui leur convient est celle de la « démocratie sociale », et qu’ils se pensent comme différents de votre grand frère américain, c’est leur droit le plus strict.

    Quand je pense qu’on reproche aux Français d’être donneurs de leçons …

  5. 7 janvier 2006

    On peut évidemment tout ranger sous le concept de multipolarité. Moi je le prenais dans son sens premier lié aux relations internationales, tu me réponds sur la démocratie sociale (entre socialistes, on peut se tutoyer)… Petit rappel: les Américains, eux, n’ont rien contre la construction européenne (Bush a même approuvé le traité constitutionnel).

    Et oui, c’est vrai qu’en la matière les Suisses n’ont pas de leçons à  recevoir ;-)

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