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50 ans plus tard, VGE tient la distance

Le Monde a eu la bonne idée de revenir sur le débat du 2 juillet 1957, à  l’Assemblée nationale, du Traité de Rome créant la CEE. On y découvre le député Valéry Giscard d’Estaing, qui ne prend pas de gants pour énoncer cette prétention française si insupportable et si contraire à  tout esprit communautaire:

Je souhaite (…) que nous poursuivions (…) le maintien de l’affirmation de la vocation de notre pays à  penser, à  éclairer et, peut-être, à  diriger cette construction continentale

Dans cette veine, on entendait Hubert Védrine hier après-midi sur BBC Radio 4 parler de cette nation qui se croit unique, dotée d’un rôle particulier dans le monde etc. Nous étions morts de rire car il expliquait par là  l’anti-américanisme!

La continuité dans l’engagement européen de Giscard est en tout cas remarquable: il y a ouvert il y a 15 jours son blog « pour la démocratie en Europe »! Qui paraît trouver son style et son rythme de croisière, après les 114 commentaires suscités par le premier billet.

VGE ne fait sûrement pas ça tout seul, mais il est bien conseillé: suffixe en .eu, Dotclear, licence Creative Commons, tout y est!

2 commentaires

  1. Passant
    3 juillet 2007

    Bien entendu, si la Constitution Giscard a été rejetée, c’est de la faute du peuple.

    On ne soulignera jamais assez que la décision d’ajouter la partie III aux parties I et II du TCE a été faite par Giscard et ses très proches, hors de toute « transparence » et après la fin des débats de la Convention.

    A supposer donc, comme le prétendent tant de oui-ouistes, que le NON se focalisait effectivement sur cette partie III (dont on disait quelle « constitutionnalisait » le marché), c’est essentiellement à  Giscard et ses plus proches collaborateurs qu’il faut imputer cet état de fait. Ce qui n’étonnera personne, puisque, il y a cinquante ans déjà , c’est avec l’argument du nécessaire progrès que Giscard défendait le libre-échange contre ceux des députés de son opposition d’alors qui parlaient de sots dans l’inconnu.

    Si, comme le dit la sagesse populaire, il n’y a que les imbéciles qui ne changety pas d’avis, qu’on se rassure : la foi de Giscard en le libéralisme constructeur d’institutions est restée intacte de 1957 à  2005 !

  2. 3 juillet 2007

    « VGE ne fait sûrement pas ça tout seul »>il y a du Versac la dessous ;-)

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