Ces alliances parlementaires "contre-nature"
François Brutsch | mercredi 15 mars 2006 à 23h58 | droit/politique | rss
Tony Blair a gagné à la Chambre des Communes le vote d'entrée en matière sur une réforme de l'éducation secondaire tendant à donner plus d'autonomie et de diversité aux établissements scolaires, au détriment du contrôle bureaucratique par les autorités locales, qui est l'un des axes distinguant le New Labour de la "vieille gauche". Il s'est trouvé 52 députés travaillistes pour voter "non" contre 274 qui ont voté avec le gouvernement, et 25 qui n'ont pas pris part au vote.
Sur le plan général, la majorité est aussi confortable: 458 à 115, les conservateurs ayant annoncé leur soutien au projet (20 n'ont pas pris part au vote et aucun n'a voté contre).
Il est curieux de voir les travaillistes réactionnaires s'en prendre à la légitimité de Blair à la suite de ce vote, car il aurait préféré s'appuyer sur l'opposition plutôt que de chercher à les amadouer. Certes les 274 travaillistes loyaux auraient pu théoriquement être battus par l'opposition avec l'appoint des rebelles travaillistes... mais en quoi une telle manoeuvre serait-elle, elle, légitime?! A 52 sur 115, ils ne constituent même pas la majorité des opposants au projet.
C'est seulement si le premier ministre n'avait été soutenu que par une minorité de son parti, appuyée par l'opposition, que sa position serait délicate. On en est loin.








Commentaires
1. Le jeudi 16 mars 2006 à 14h32, par Vonric
2. Le vendredi 17 mars 2006 à 01h19, par François Brutsch
3. Le vendredi 17 mars 2006 à 10h19, par Vonric
4. Le vendredi 17 mars 2006 à 13h11, par François Brutsch
5. Le vendredi 17 mars 2006 à 15h29, par Vonric
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