OPA de Mittal Steel sur Arcelor
François Brutsch | mardi 31 janvier 2006 à 19h26 | droit/politique | rss
Une différence que je perçois entre la blogosphère française et l'anglo-saxonne, c'est le caractère moins didactique, plus allusif, de la première. On écrit entre gens qui se comprennent à demi-mots, il n'est pas nécessaire de tout expliquer. C'est évidemment une erreur car on ne choisit pas ses lecteurs... Et c'est un comportement élitiste assez méprisant pour la plèbe.
Ce qui m'inspire cette réflexion morose, c'est le silence assourdissant des blogs qui ne sont ni alter ni libertariens sur l'attitude invraisemblable des politiciens français à l'égard de l'OPA du No 1 de l'acier (société néerlandaise dont l'actionnaire principal est un Indien domicilié à Londres) sur le No 2 (société luxembourgeoise résultant elle-même de la fusion de trois entreprises), comme de juste toutes tendances confondues: même Bayrou l'indépendant a manqué une occasion de se différencier. Alors même que, entre happy few, personnes intelligentes et modernes, l'affaire est entendue.
Cela nous donne un billet fataliste chez DirtyDenys, une prémonition ô combien juste chez Alain Lambert (la position d'ancien ministre offre la consolation de la lucidité), une allusion au détour d'un commentaire d'Emmanuel en réponse à Econoclaste. Mais personne (je rectifierai dès que possible... si, si, ça vient: voir les commentaires et trackbacks!) pour chroniquer Thierry Breton pontifiant sur les OPA hostiles (quant il n'a pas été gêné de celle d'Arcelor sur le canadien Dofasco ou de celle de Saint-Gobain sur le britannique BPB) et traitant pratiquement Lakshmi Mittal de va-nu-pied, tout en admettant qu'en l'espèce il n'est habilité à s'exprimer ni comme régulateur, ni comme actionnaire (contrairement au Luxembourg ou à la Belgique); "Disneyland Paris" Fabius dans ses accents les plus anti-capitalistes mitterrandiens et même Dominique Strauss-Kahn prêt à s'opposer à cette "OPA du tiers-monde" (ces Indiens, pour qui se prennent-ils); ou ce sous-ministre s'indignant de cette "affaire de gros sous".
Exactement: les destinataires d'une Offre Publique d'Achat (d'actions), ce sont les actionnaires, pas les pouvoirs publics. Et les règles à respecter relèvent de l'Union européenne et d'elle seule, pas de la place du village gaulois.








Commentaires
1. Le mardi 31 janvier 2006 à 20h03, par Gus
2. Le mardi 31 janvier 2006 à 21h15, par Guillermo
3. Le mardi 31 janvier 2006 à 21h55, par Laurent GUERBY
4. Le mardi 31 janvier 2006 à 22h07, par François Brutsch
5. Le mardi 31 janvier 2006 à 22h17, par Gus
6. Le mardi 31 janvier 2006 à 22h28, par Emmanuel
7. Le mardi 31 janvier 2006 à 23h01, par Damien
8. Le mardi 31 janvier 2006 à 23h09, par Gus
9. Le mercredi 1 février 2006 à 03h26, par jpp
10. Le mercredi 1 février 2006 à 12h43, par Laurent GUERBY
11. Le mercredi 1 février 2006 à 22h51, par econoclaste-alexandre
12. Le jeudi 2 février 2006 à 11h32, par Guillaume
13. Le jeudi 2 février 2006 à 13h53, par François Brutsch
14. Le jeudi 2 février 2006 à 21h59, par Laurent GUERBY
15. Le jeudi 2 février 2006 à 22h08, par Gus
16. Le vendredi 3 février 2006 à 18h45, par François Brutsch
17. Le vendredi 3 février 2006 à 22h12, par Laurent GUERBY
18. Le vendredi 3 février 2006 à 23h19, par Denys
19. Le vendredi 3 février 2006 à 23h42, par François Brutsch
20. Le samedi 4 février 2006 à 00h00, par Laurent GUERBY
21. Le jeudi 9 février 2006 à 23h09, par Denys
22. Le jeudi 9 février 2006 à 23h43, par François Brutsch
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